Paradoxalement, nous sommes persuadés que notre raison est là pour travailler à la création des liens, qu’elle érige des ponts entre une cause et un effet, entre « j’ai fait ceci il en résulte cela » ou « je veux ceci, et pour l’obtenir, il faut que je fasse cela ». Nous sommes assurés que c’est bien ainsi que cela fonctionne, or, ce n’est pas vrai, notre conscient n’est pas et n’aime pas être rationnel, il bouillonne sur le feu des hormones et des pulsions. Celui qui est le plus en rapport avec la causalité et qui est en mesure, d’entretenir les rouages, les liens mécaniques entre une expérience et les faits qui l’ont produite, comme les faits qui en ont résulté, celui qui demeure vibrant dans la permanence d’un souvenir nécessaire à tout ce qui est relatif à l’acte de survivre, et qui voudrait faire intervenir ou intégrer toute sorte d’éléments du passé pour assurer une meilleure compréhension du présent, c’est bien l’inconscient.