– Jamais nous ne parlons de nous-mêmes, seulement nous le croyons, ou faisons semblant de le croire.
– Il y a toujours une facette de nous-mêmes qui parle, le « moi » est un monstre à mille bouches.
Comment voudrait-on qu’elles parlent toutes dans la même langue ?
Ce « nous » ne parle que de la personne, pas de l’être. Il n’existe pas de pronom pour l’être, l’être n’en a pas besoin puisqu’il s’exprime par la chair, seulement la chair.
Toi, qui aime la cuisine rapide et les digestions lentes, ne sachant ruminer, passe ton chemin.
Toi, qui connais les mots de têtes dès qu'il s'agit de réfléchir, passe ton chemin.
Toi qui préfère la compagnie des bruyants à celle des hommes qui font l'économie de la parole, passe ton chemin.
Toi, qui te sens en sécurité dans les tiédeurs des plaines et mal à l'aise sur les versants montagneux, passe ton chemin.
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